Depuis son existence, l’homme
a toujours lutté pour survivre en cherchant sa nourriture dans la nature
et en assurant sa sécurité. Après la chasse, l’homme a apprivoisé
l’agriculture et commença à cultiver la terre. Il a connu d’abord les
plantes qui donnent des graines nourrissantes, comme les céréales et les
légumineuses ainsi que d’autres graines, qu’il a constaté qu’elles lui
font du bien. Il est difficile de prédire ou même d’imaginer le nombre
des variétés des céréales, des légumes, des fruits et d’autres produits
végétaux, dont la nature en contenait des milliers. La disparition des
espèces les plus nobles et les plus sensibles aux maladies ou aux aléas
climatiques, comme la sécheresse, a fait qu’on se retrouve actuellement
avec très peu d’espèces et variétés, au point où on va vers la fin de
leur disparition totale. La nutrition était basée sur les viandes de
bonne qualité comme le gibier et les animaux de pâturage. Notons que la
viande était rouge du fait que les animaux n’étaient pas emprisonnés
dans des étables, mais laissés librement dans la nature. La bonne
qualité de la viande, avec l’effort physique que l’homme fournissait
pour trouver sa nourriture, étaient les deux grands facteurs pour
empêcher toutes les maladies métaboliques liées à la nutrition comme
l’obésité, l’hypertension, le diabète, les cancers, et bien d’autres
maladies se rapportant au régime alimentaire. Pourtant chaque époque a
ses problèmes, l’homme d’autre fois soufrait de maladies microbiennes,
surtout infectieuse et épidémiques, tel que le choléra, la typhoïde, le
malaria la tuberculose etc..
Les céréales constituaient la
base de la nutrition de nos ancêtres, la viande même abondante à
l’époque, n’était qu’un aliment des exceptions ou des occasions, comme
les cérémonies et les fêtes. La consommation de la viande était
secondaire. Les céréales et légumineuses composaient avec les fruits
secs (dates, raisins, figues etc..) et l’huile d’olive le régime de base
de l’humanité. Il y avait bien entendu d’autres aliments ramassés de la
nature ou préparés par l’homme. Une chose est certaine, c’est que les
céréales étaient moulues grossièrement, et consommées entières sans
enlever le son. Les fruits étaient plus consommés que les légumes, du
fait qu’ils existaient abondamment et que les légumes demandaient un
effort pour les obtenir. Notons que les légumes et fruits étaient
saisonniers et naturels, les traitements chimiques à l’époque n’étaient
ni connus ni justifiables d’ailleurs. Ceci avait le grand avantage de
consommer les composés doués de propriétés médicinales, tels que les
flavonoides en quantités importantes pour empêcher la diminution de
l’immunité du corps. Les légumes et feuilles vertes étaient aussi
consommées en quantités suffisantes pour apporter les fibres, la
chlorophylle, les vitamines et les minéraux, et représentaient aussi une
composante importante dans le régime alimentaire de l’homme. Les
techniques de conservation étaient naturelles, comme le séchage dans les
régions chaudes et sahariennes et les fermentations.
La matière grasse utilisée
était l’huile d’olive, le beurre animal sous forme de samn (un type de
beurre salé et fermenté) et la graisse. La viande était cuite dans sa
propre graisse. Les grillades étaient plus connues que la cuisson humide
avec les légumes.
Notre époque, surtout la
période après guerre, s’est caractérisée par deux grands changements
dans le temps:
La première phase ou phase de
la viande est survenue après l’apparition du kwashiorkor, maladie due à
la carence en protéines, et qui a incité la médecine à lutter contre la
sous alimentation. Le corps humain ne peut pas stocker l’azote, et si un
apport journalier en azote exogène ne peut satisfaire les besoins du
corps, celui-ci puise l’azote endogène d’où le marasme protéique. On a
commencé à recommander la consommation de protéines, mais sans préciser
que la désignation « protéines » n’était pas réservée aux viandes. La
lutte contre la mal nutrition s’est résumée en la consommation de la
viande ou les protéines d’origine animale. Toutes les stratégies de
nutrition d’alimentation se sont concentrées sur la production des
viandes. La consommation des céréales a été fortement critiquée, et a
été même associée au sous développement. Ce fût la plus
grosse erreur connue dans ce siècle après la deuxième guerre mondiale.
La médecine a même exagéré
dans la propagande «protéine » au point où les gens ont oublié les
céréales. L’apogée de cette période était entre les années soixante et
quatre vingt. L’abandon de la consommation des céréales au dépens des
viandes a bouleversé le régime alimentaire de l’homme, et a déséquilibré
la nutrition en générale, surtout dans les pays à revenue élevé. Des
théories ont été même élaborées, pour supprimer l’orge et le mais de
l’alimentation humaine, et de les classer dans l’alimentation animale
pour augmentation la production des protéines animales. Ainsi la théorie
de transformer l’orge et mais en viande était devenue une théorie bien
pensée. Les deux céréales orge et mais doivent être alimentées aux
animaux, y compris la volaille, pour produire de la viande, symbole de
la bonne nutrition d’une société développée. Certes, mais la bonne
nutrition pour engraisser l'homme, seulement on ne s’est pas rendu compte que
finalement, c’était un engraissement, mais la médecine
« moderne » a préféré le terme obésité à l’engraissement,
puisque ce terme est réservé aux animaux. L’homme engraissé est devenu
obèse, diabétique,
hypertendu, sans parler des cancers et des allergies.
La consommation de la viande
était devenue tellement sacrée, comme si elle était décrite parmi les
dix commandements de la bible. La consommation de la viande était la
seule condition à respecter pour éviter la mal nutrition, au moins
d’après la médecine de l’époque, mais la consommation en fibre et en
antioxydants a chuté, surtout les fibres solubles, entraînant ainsi un
déséquilibre physiologique plus grave que la mal nutrition. L’apparition
de maladies physiologiques liées à la suralimentation a pris la place
des autres maladies classiques. L’apparition de l’obésité, de
l’hypertension, du diabète, des cancers, des allergies, l’augmentation
du taux de cholestérol et du taux des triglycérides dans le sang, les
maladies cardio-vasculaires, les
désordres hormonaux, etc.. sont des maladies liées à la surnutrition et
à la nature de l'alimentation. Ainsi on a échappé à la mal nutrition mais
on était tombé dans la surnutrition.
La deuxième phase ou phase des
fibres on l’appelle aussi phase du son:
Après avoir noté que les
maladies physiologiques et métaboliques ont atteint un niveau alarmant,
et après avoir démontré que la consommation abusive de la viande a causé
des maladies incurables, que nous avons déjà mentionnées, les chercheurs
ont commencé à remédier à cette situation en incitant les gens à
augmenter la consommation en fibres, et à diminuer la consommation de la
viande. La recommandation de la farine complète au son, ou tout
simplement du son de blé ou de la luzerne a marqué la dernière décade du siècle dernier.
Ce fût le retour aux fibres, le retour aux céréales que l’humanité avait
quitté il y’a trente années.
Paradoxalement les pays
pauvres ont suivi la politique des protéines animales, et ont annulé la
consommation des céréales et surtout l’orge et le mais. Maintenant que
les pays ayant subi la propagande de la médecine, et ayant même trop cru
la médecine, se retrouvent dans une impasse terrible. On continue à
entendre, au Maroc par exemple, le conseil suivant : un morceau de
viande surtout blanche avec des légumes bouillées, un fruit et du lait
pour le calcium. Quel sous développement !!! Le régime d’un malade ne
peut être définit de cette manière, et la nutrition ne peut être résumée
à ce régime, la nutrition c’est l’agronomie, les sciences vétérinaires,
la chimie, la biochimie, les sciences biologiques, la technologie
alimentaire, l’environnement etc. La nutrition est un domaine plus vaste
que la médecine, surtout avec les nouvelles techniques de production,
tant pour les produits végétaux que pour les produits animaux.
Le régime alimentaire humain
est basé plus sur les produits végétaux que sur les produits animaux.
Les dysfonctions des organes sont dues surtout au chambellage hormonal
et enzymatique. Les organes fonctionnent en liaison étroite et ne sont
pas indépendants comme on peut le penser. Le corps peut, d’après la
médecine moderne, fonctionner sans certains organes, comme l’appendice
ou les amygdales ou la vésicule biliaire. On est allé jusqu’à faire
penser aux gens que l’homme peut vivre même sans estomac ou sans
intestin, la plupart des femmes pensent qu’elles peuvent vivre sans leur
utérus ou leurs trempes, le pire c’est qu’on pousse les gens à faire
vite et à amputer l’organe atteint de cancer, la médecine moderne est
incontestablement convaincue que la chirurgie est la seule solution pour
les cancers. La médecine se moque des méthodes traditionnelles en
accusant le charlatanisme, mais elle oublie qu’elle fait plus que ce
qu’elle accuse. La médecine moderne est en train de sortir de son
contexte humain pour entrer dans le monde des affaires, on parlera dans
l’avenir de médecine commerciale. Mais au moins qu’on ne fasse pas
oublier le rôle humain de la médecine en tant que médecine, liée plutôt
au moral et à la foi, comme à l’époque d’Avicenne.
Après l’erreur des viandes,
vient une autre plus grave que les erreurs précédentes, celle de
l’exagération dans les conditions d’hygiène. Le renforcement des
conditions d’hygiène pour éradiquer certaines maladies microbiennes
telle que la typhoïde, s’est étendu sur plusieurs domaines, incluant
l’eau potable, la stérilisation, la pasteurisation, le contrôle des
carcasses au niveau des abattoirs, l’exigence des règles d’hygiène dans
les endroits de ventes des produits alimentaires etc.. Ainsi on a cru
que l’humanité s’est développée, certes, mais rien n’est parfait et
l’homme est mortel, il peut bien commettre des erreurs. Cette situation
a conduit à des catastrophes plus amples que les catastrophes dues au
manque d’hygiène. Pourtant, malgré le malheur de la modernité,
l’humanité continue à croire en ce qu’elle croit comme civilisation.
L’eau potable est devenue à la portée de tout le monde, mais l’eau qui a
été rendue potable par ajout d’eau de javel ou par ozonation et
clarification au polyacrylate n’est pas moins dangereux que l’eau de la
source ou du puis. La conservation des fruits par l’anhydride sulfureux
dans les entrepôts frigorifiques ne témoigne pas d’un progrès
scientifique, l’irradiation des produits alimentaires ou l’utilisation
des pesticides pour tous les produits végétaux mis la civilisation à
l’épreuve. Le recours aux anabolisants pour augmenter la production des
viandes n’apporte pas le bonheur, mais plutôt un cauchemar de cancer et
d’hypertension pouvant aller au dialyse.
Les additifs alimentaires sont
actuellement le fantôme de la nutrition moderne. L’adjonction de
composés reconnus scientifiquement toxiques dans les aliments est
devenue normale. Pourtant, on ose parler d’un progrès scientifique, les
chercheurs dans le domaine des sciences alimentaires, de la chimie et de
la biologie connaissent parfaitement le danger des pesticides, des
additifs alimentaires, des hormones et des produits d’emballage,
pourtant personne n’ose s’abstenir à les utiliser ou à les consommer.
Les chercheurs consomment des aliments contenant les pesticides et les
additifs ou les hormones, et même dans des congrès et séminaires
concernant les problèmes de santé ou de l’environnement, les
participants se servent des plats trop riches en composés toxiques, et
moins riches en nutriments et en vitamines.
Pour guérir un corps il faut
d’abords arrêter son intoxication et sa destruction. Les maladies dues à
un déséquilibres physiologique ne peuvent être traitées par des
procédures chimiques ou hormonales. La meilleure approche est de faire
revenir le corps à son état normal. L'ingestion des produits contenant
un danger chimique génétique, radiologique ou biologique doit être
suspendue jusqu'à la guérison.
L’identification des anomalies
est actuellement généralisée à tous les corps, comme s’ils avaient la même
physiologie. Cette généralisation a fait que l’instrumentation complétée
par les analyses chimiques, biochimiques, biologiques et hormonales ne
donnent pas toujours satisfaction. En effet, les moyennes établies pour
comparer les valeurs des analyses ne sont pas absolues. Un individu peut
bien se sentir en bon état même si les SGOT et SGPT dépassent les 200,
alors qu’un autre individu peut se sentir incapable de se tenir debout à
des valeurs de 60. Les anomalies ne suivent pas une allure mathématique.
Il faut se référer en premier lieu aux indications du patient pour mieux
interpréter son état. Les descriptions données par le malade doivent
être rationalisées par un questionnaire détaillé et précis pour suivre
son étiologie. Le malade peut bien connaître ce qui ne va pas dans son
corps, et toute information qu’il donne doit être enregistrée, et les
régions qui lui font du mal doivent être examinées physiquement pour ne
pas tâtonner dans le traitement.
QUE FAIRE ? Choisissez
vous même c'est gratuit.
Prenez le raccourci et
réduisez la consommation de la viande et des produits conservés et
emballés, variez vous même le régime en augmentant les flavonoides et
les œstrogènes végétales naturelles, faites plus d'exercices physiques
et ne mangez que quand vous avez faim. Protégez vous contre les cancers
et les maladies neurologiques et cardio-vasculaires en évitant: Les
viandes hormonales, la pâtisserie, la confiserie, les boissons
gazeuses, les sucres artificiels, les margarines, les fast-foods, et
surtout méfiez vous des pesticides. N'utilisez que l'huile d'olive et si
vous voulez réussir votre régime, couronnez le par le jeun de deux jours
par semaine.